Highlife, c’est quoi ? (Et pourquoi on en entend même chez Wizkid ou MHD)
Highlife, c’est un mot venu de l’anglais colonial. Autrefois, il désignait la musique bourgeoise, punaisée aux orchestres d’hôtel réservés aux “bien habillés”. Mais le gros du groove, lui, traînait dans les bars, les fêtes de quartier, les jardins où on dansait la nuit. Très vite, c’est devenu le son du Ghana entier.
La formule highlife ? Elle mélange des rythmes traditionnels, souvent d’Akan ou de Ga (ethnies principales du sud du Ghana), des guitares “palm-wine” (musique de buveurs de vin de palme, née du brassage entre marins ghanéens et Sierra-Léonais), des cuivres façon fanfare britannique... et plus tard, des claviers et de l’électronique.
On entend un goût très particulier pour la polyrythmie : ça veut dire que plusieurs rythmes se superposent, donnant une sensation de mouvement continu, mais toujours dansant. À cela s’ajoute le jeu de guitare lead, vif, presque chantant.
Côté chant, on parle en anglais, twi, ga, ou pidgin, souvent avec humour ou nostalgie. Ça raconte la ville, l’amour, la politique, la migration.
Écoute donc “Yaa Amponsah” par The Tempos ou “Odofo Nobeko” de E.T. Mensah, et tu verras : impossible de rester immobile !