Dakar et Lagos : deux pôles, 1000 influences, un même souffle
D’un côté, Lagos : immense, bordée d’eau, mégapole nerveuse. On y sent la rivalité entre anciens (Fela, pionnier de l’afrobeat) et nouveaux venus (Olamide, Zlatan, Davido). Ici, tout va vite – la scène hip-hop/afrobeat a explosé en chiffre : le Nigeria exporte aujourd’hui plus de 1,2 milliard de streams de musique par an, selon IFPI 2023 (source).
De l’autre, Dakar : ville plus taille humaine, mais où la puissance politique du hip-hop est immense. C’est à Dakar qu’est né le mouvement « Y’en a marre » en 2011, collectif de rappeurs et journalistes qui ont pesé sur la vie politique. Aujourd’hui, la capitale attire les producteurs français comme BBC Soundz, et des labels locaux comme Studio Sankara ou Def Jam Africa – preuve que le “son Dakar” rayonne.
Mais partout, c’est le même pouls : on déconstruit, on réinvente, on traverse.