Imagine : une nuit de transe à Essaouira… Et des échos à New York
Ferme les yeux : tu es sur la place Moulay Hassan, en plein cœur d’Essaouira. Il est deux heures du matin, l’encens flotte, la foule ondule. Les croches métalliques des qraqeb crissent dans l’air, les tambours frappent — et soudain, tu crois entendre plus loin, un saxophone qui improvise.
Ce n’est pas une hallucination. La gnawa marocaine et le jazz new-yorkais, séparés par l’Atlantique, dialoguent par-delà les siècles.
Ce texte est une invitation à entendre les liens très concrets, presque physiques, qui unissent ces deux univers — et au-delà, toutes les musiques qui aiment le rythme, la transe, l’improvisation.
Si tu aimes Herbie Hancock, tu vas forcément accrocher. Mais aussi si tu vibres sur Oumou Sangaré, Fela Kuti ou les sons du Raï électronique. Car la gnawa a fait pulser la planète plus qu’on ne le croit.