Afrobeat : une invention collective, un nom qui claque
On parle d’afrobeat, ce mot qui sonne comme une promesse de fête, mais aussi de rage et d’énergie. Si on doit le situer sur la carte de la musique, c’est entre la tradition yoruba (les tambours, les rythmes incantatoires), le highlife ghanéen (ces guitares volubiles, éclatées sur les plages), et le funk américain (le groove, les riffs).
La rencontre se fait dans l’effervescence des années 60-70, alors que le Nigeria vibre au rythme des indépendances, des utopies, des colères.
Fela Anikulapo Kuti pose alors des fondations solides : il invente un son, mais aussi une façon de penser — et d’exprimer — la musique. On parle souvent de lui, mais il ne faut jamais oublier ses compagnons de route : le batteur Tony Allen (source : The Guardian), “main droite du groove”, mais aussi des collectifs entiers qui, sur scène, font monter la transe. C’est une création en meute, même si un nom brille plus fort.