Pourquoi créer de la polyrythmie ? Un enjeu collectif - plus qu’une performance
Dans la vie quotidienne de ces communautés, chaque partie polyrythmique a un sens – souvent social, rituel, historique. Par exemple, chez les Lobi, Sud-Ouest du Burkina Faso, certains motifs sont réservés aux funérailles, d’autres aux mariages. La polyrythmie, c’est la voix du groupe : elle oblige à écouter l’autre, à ne jamais tomber dans la facilité du “tout-le-monde-joue-pareil”.
Ici, la compétition n’a pas vraiment sa place. On cherche plutôt l’emboîtement parfait – chacun a de la place, mais personne n’écrase. “La musique, c’est comme le travail aux champs : il faut tenir son rang pour que tout pousse” (Abdoulaye Diakité, maître djembéfola, interviewé par France Culture).