Imagine Accra la nuit : le highlife repart à l’assaut du monde
Imagine, il est trois heures du matin à Accra. L’air est moite, les taxis klaxonnent, et d’un vieux club s’échappe une nappe de guitare au groove inimitable. Tu entends tout de suite le va-et-vient des pieds sur le carrelage, porté par cette pulsation douce et trépidante qui t’enveloppe. C’est du highlife, mais un highlife qu’on n’entendait pas comme ça il y a vingt ans.
Depuis ses débuts dans les années 1910-1920, le highlife a toujours été synonyme d’ouverture : balafon, guitares palm wine, souffles de trompettes, syncopes puisées dans les musiques traditionnelles akan et adaptées au goût des nuits urbaines. Mais aujourd’hui, une nouvelle génération d’artistes d’Afrique de l’Ouest s’amuse à bricoler ces racines pour en faire le cœur battant des dancefloors mondialisés. Voici comment ils font sauter les frontières sans jamais perdre le fil.